ADSL – Asymmetric Digital Subscriber Line ou réseau de raccordement numérique asymétrique – l’ADSL fait
partie des technologies xDSL qui permettent d’améliorer les performances des réseaux d’accès et en
particulier de la ligne d’abonné du réseau téléphonique classique, constituée de fils de cuivre. Grâce à
l’utilisation de deux modems, l’un placé chez l’abonné, l’autre sur la ligne d’abonné, devant le répartiteur
principal, il permet d’améliorer considérablement le débit du réseau et d’obtenir des transmissions 70 fois plus
rapides qu’avec un modem analogique classique. Le principe de l’ADSL consiste à réserver une partie de la
bande passante au transport de la voix, une autre au transport des données circulant en direction du coeur de
réseau (données montantes) et une troisième, plus importante au transport des données circulant vers
l’abonné (données descendantes). Pour la restitution correcte de la voix, des filtres situés à chaque extrémité
de la ligne éliminent les parties du signal inutiles. La technologie ADSL est particulièrement bien adaptée aux
liaisons de boucle locale puisque le débit qu’elle permet diminue avec la longueur de la ligne. En raison de son
faible coût, elle constitue une solution intéressante pour bénéficier d’un accès rapide à Internet.
La technologie ADSL permet de transformer une ligne téléphonique ordinaire existante en ligne de
transmission de données numériques à haut débit en utilisant la partie haute de ces fréquences. Les principes
de base d’ADSL ont été définis dès la fin des années soixante dix au Cnet, mais cette technologie n’a vraiment
été utilisée qu’au début des années 90. En pratique ADSL numérise la partie terminale de la ligne téléphonique
et donne accès à un flux de données à haut débit tout en laissant disponible la ligne téléphonique. Lorsqu’on
téléphone, la voix utilise à peine 10 % de la bande de fréquence disponible dans les fils de cuivre des lignes
téléphoniques.
L’ADSL exploite les 90 % restants pour transporter les données à grande vitesse. Elle utilise les bandes supra
vocales d’une ligne téléphonique de type analogique. Pour que la ligne téléphonique soit le support de la
technologie ADSL, il faut utiliser un modem ADSL, seul équipement permettant de transformer la ligne
téléphonique existante en ligne de transmission numérique à haut débit. Un modem standard peut continuer à
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fonctionner à côté pour un télécopieur, un téléphone ou un Minitel.
Par multiplexage la liaison téléphonique entre l’abonné et le central de l’opérateur est divisée en trois canaux
• un canal destiné au transport des données en provenance d’Internet. Les données circulent à une vitesse
maximale théorique de 8 Mbit/s
• un canal bidirectionnel entre l’abonné et Internet sur lequel la vitesse est limitée à 800 Kbit/s
• un troisième canal plus petit qui est réservé à la voix.
Pour créer ces canaux, des modifications sont apportées aux extrémités des lignes téléphoniques. Des filtres,
posés chez l’abonné, permettent de séparer les données de la voix. Côté central téléphonique, sont installés
des multiplexeurs DSLAM (DSL Access Multiplexer) qui aiguillent les données vers de gros serveurs BAS
(Broadcast Access Server).
SDSL, version à débit symétrique (Symmetric Digital Subscriber Line ou réseau de raccordement numérique à
débit symétrique), s’adressera en priorité aux entreprises. Les débits varient de 192 Kbits/sec. à 2,3 Mbits/sec.
La distance entre le central et le boîtier SDSL pourra atteindre 7 km alors que l’ADSL est limité à 4,5 km.
L’ADSL utilise une bande de fréquence comprise entre 20 kHz et 1,1 MHz sur la paire de cuivre, libérant la
bande 0-4 kHz de la voix analogique. Le SDSL est appliqué dès 0 kHz et au-delà de 1,1 MHz (une seconde
paire dont donc être raccordée pour la voix analogique).
