Anneau à jeton – L’anneau à jeton est d’origine IBM. Celui-ci est normalisé pour deux débits compatibles de 4
ou de 16 Mbit/s.
Son fonctionnement est simple : un jeton de trois octets circule en permanence de station en station. Une
station qui veut émettre bascule l’un de ces octets en position »occupée » et émet son ou ses paquets
immédiatement à la suite (en fonction d’un taux d’occupation maximal et de règles éventuelles de priorité).
L’ensemble est transmis tel quel de station en station jusqu’à la station destinataire qui, reconnaissant son
adresse dans l’en-tête, lit son message et remet le jeton à l’état « libre » ; au bout d’un tour d’anneau, la station
émettrice voit ainsi repasser son jeton libre et sait que le message a été reçu. Le temps maximal du tour
d’anneau est déterminé et le remplissage de l’anneau peut ainsi être optimal avec un mécanisme de priorité
évolué. Une station chargée de la gestion surveille la régularité des passages du jeton et les priorités. En cas
de défaillance de sa part, une autre prend sa place. Lorsqu’une station se déconnecte de l’anneau, celui-ci est
automatiquement refermé par un mécanisme situé au point de connexions des stations.
Les stations sont insérées en coupure sur l’anneau. Un message émis parcourt tout l’anneau pour revenir à
son point de départ afin d’être absorbé par l’émetteur initial. Les ruptures d’anneau sont traitées par la
présence de « concentrateurs » de raccordement (MAU). Ces derniers donnent une topologie physique en arbre,
capable de court-circuiter une station en panne.
