Pour qu’il y ait communication, autrement dit échange d’informations, il faut que le signal ait un sens que le récepteur puisse interpréter en le rapportant à un système de signification stable. Ce système de référence définit un code qui devra être commun à l’émetteur et au récepteur, soit naturellement soit par convention préalable.
Un code pourra se définir par sa précision et son extension (le nombre de récepteurs ou d’émetteurs potentiels se référant à un même code). Les codes les plus précis et les plus universels sont les codes numériques, c’est à dire reposant sur l’arithmétique. Ils ont surtout la propriété de permettre des combinaisons en systèmes parfaitement définis : par exemple le code décimal (à dix éléments de base) ou hexadécimal, ou encore binaire, le plus simple puisqu’il n’a que deux éléments (0 et 1). Autre avantage des codes numériques : ils peuvent se convertir les uns les autres par des lois précises de transcodage. Le code binaire fait de 0 et de 1 est particulièrement intéressant puisqu’il s’adapte parfaitement à l’électronique numérique : un 1 pouvant se définir par un passage du courant électrique et un 0 par un courant bloqué. Le code binaire est en dernier ressort le plus universel des codes dans les équipements électroniques de transmission ou de stockage. Mais à moins d’un entraînement acharné, il n’est pas compris intuitivement par le cerveau humain. Entre les codes compris par l’homme (langues parlées, signes visuels, images, écriture …) et le code binaire, il faudra opérer des conversions successives. Le microphone, le clavier, la caméra en entrée ou le tube cathodique (écran TV, vidéo), l’imprimante, le haut-parleur, en sortie, sont des convertisseurs de codes.
Les deux principaux codes sont:
Le code ASCII originellement à 7 bits et 128 combinaisons, aujourd’hui doublé d’une version à 8 bits et 256 combinaisons qui permet de coder les chiffres, les lettres en majuscules et minuscules, plus des caractères spéciaux de commande et les accents nationaux. Normalisé sous le nom de CCITTn°5, il est de très loin le plus employé dans les transmissions de données. Le code EBCDIC à 8 bits et 256 combinaisons, d’origine informatique IBM. L’EBCDIC continue d’être utilisé dans le stockage et le traitement des données, nettement moins dans leur transmission, bien qu’il demeure en vigueur pour les principaux terminaux d’IBM et plusieurs de ses concurrents.
