La technique de commutation de messages introduit en outre le découpage de chaque message en paquets comportant les adresses nécessaires à leur routage. Les paquets qui arrivent sur un noeud du réseau se présentent dans une file d’attente avant d’être retransmis, après analyse des adresses, sur la voie de transmission appropriée. Les messages sont reconstitués à l’arrivée. Technique permettant des communications en n’affectant les ressources nécessaires au multiplexage et à la commutation qu’en fonction de leur besoin. La technique consiste à transporter un paquet d’information d’une entrée vers une sortie dans un commutateur. L’usage des réseaux à commutation de paquets s’est généralisé au milieu des années soixante dix avec la norme X25. Dans un réseau à commutation de paquets, les messages sont découpés en fragments (paquets). Les paquets sont envoyés, dans le réseau, indépendamment les uns des autres, le séquencement n’est pas obligatoirement garanti. Le destinataire doit réassembler les paquets pour reconstituer le message. En principe, il n’y a pas de connexion préétablie, les unités de données sont commutées vers telle ou telle destination en fonction d’une indication d’acheminement, baptisée « en-tête », contenue dans le paquet. Les paquets de différentes sources étant multiplexés sur un même circuit, ce mode de commutation optimise l’utilisation des ressources. Cette utilisation est banalisée et non attribuée à une communication particulière comme dans la commutation de circuits. Cette technique est parfaitement adaptée au transfert de données (réseaux privés ou publics tel Transpac, Internet …). Les flux informatiques sont sporadiques, et dans ces conditions, le débit théorique admissible dans le réseau peut être nettement supérieur au débit réel que peut acheminer le réseau (effet statistique). Compte tenu de ces éléments, la facturation, sur le réseau public, se fait généralement au volume.

