La première est la norme connue sous le nom de CSTA (Computer Supported Télécommunication Applications), préparée par l’ECMA (European Computer Manufacturers Association). L’ECMA regroupait au départ un ensemble de constructeurs européens ; ceci est désormais désuet car il regroupe maintenant des constructeurs d’appareils de télécommunications mondiaux. Les spécifications CSTA ont été publiées pour la première fois en 1995. L’objectif de CSTA est de normaliser l’échange de données de gestion téléphonique entre un PABX et un serveur informatique.
La norme CSTA définit les règles d’échange des messages entre le PABX et le serveur informatique. CSTA est vue comme une application relevant du niveau de la couche 7 dans le modèle OSI. Ainsi, elle s’appuie sur un support de communication des couches basses OSI, comme TCP/IP.
Le protocole CSTA permet notamment les fonctions suivantes :
- Fonctions de commutation – Ces fonctions permettent de d’effectuer les opérations de base comme la connexion et la déconnexion. Elles peuvent également permettre le transfert d’appel, la mise en conférence et également servir des messages. La deuxième phase CSTA a ajouté des services supplémentaires pour la conférence. La phase III a jouté des fonctions de groupage d’appels.
- Fonctions de surveillance : ces fonctions sont similaires à un outil de reporting et permettent de renvoyer des informations concernant un périphérique. La phase III CSTA rajoute une gestion plus fine concernant les informations des périphériques.
- Fonctions informatiques de routage : elles permettent à un PABX d’interroger le serveur informatique pour lui faire effectuer un traitement plus fin des informations afin de router les appels.
- Fonctions bidirectionnelles : ces fonctions permettent de connaître l’état réciproque du serveur téléphonique et du serveur informatique.
Fonctions d’extension : la norme CSTA prévoit ainsi son extension par des ajouts de services par les constructeurs de PABX. Ainsi, la phase II CSTA a rajouté la gestion des entrées/sorties mais en incluant alors une non compatibilité ascendante avec CSTA I. La phase III a par exemple ajouté des fonctions d’enregistrement d’appels.
