DWDM – Dense Wavelength Division Multiplex – La technologie WDM (qui consiste à injecter n canaux de
différentes longueurs d’onde dans une seule fibre) est dite DWDM lorsque l’espacement intercanal utilisé est
égal ou inférieur à 0,8 (100 GHz) ou lorsque plus de 16 canaux sont utilisés. Des tests ont déjà été effectués
avec des espacements de 0,4 (50 GHz) et 0,2 nm (25 GHz).
Les systèmes commercialisés aujourd.hui proposent 4, 8, 16, 32 et même 80 canaux optiques à 2,5 Gbits/s
par canal. Un système à 16 canaux de 2,5 Gbits/s, soit 40 Gbits/s permet l’acheminement de 500 000
conversations téléphoniques simultanément sur une seule paire de fibre optique.
La norme ITU-T G692 définit la plage de longueurs d’ondes dans la fenêtre de transmission de 1530 à 1565
nm. L’espacement normalisé entre deux longueurs d’ondes est de 1,6 (200Ghz) ou 0,8 nm (100 Ghz).
On parle aussi de multiplexage dense en longueur d’onde dès qu’on injecte plus d’une dizaine de canaux
dans la bande 1530-1560 nm.
La technologie DWDM introduit des phénomènes non linéaires qui ont notamment pour conséquence de
limiter en pratique la distance entre amplificateurs entre 50 et 100 Km.
La distance entre les amplificateurs est limitée par la diaphonie entre canaux ou XPM (Cross Phase
Modulation). Un autre paramètre fait malheureusement son apparition : le mélange quatre ondes dit FWM
(Four Wave Mixing) qui crérait de l’intermodulation optique entre les différents canaux.
L’effet Raman SRS (Stimulated Raman Scattering) augmente les écarts de puissance reçus entre canaux et
par conséquent produit une trop grande dispersion du rapport signal/bruit.
Avec de la fibre optique monomode G 652, les effets non linéaires n’apparaissent pas dans la fenêtre 1550
nm tant que le nombre de canaux reste inférieur ou égal à 32 canaux et que la puissance par canal reste
inférieure à 1 mW.
Différentes techniques permettent de corriger ces phénomènes : c’est le cas de la DCF (Dispersion
Compensating Fiber) qui consiste à introduire dans la liaison un tronçon de fibre produisant une dispersion
négative (environ -100 ps/nm.km) de compensation.
Un des éléments clef est l’amplificateur à fibre dopée erbium EDFA (Erbium Doped Fibber Amplifier). Il
compense les pertes d’insertion dues aux multiplexage/démultiplexage des longueurs d’onde. Ceci est dû à
des phénomènes non linéaires (XPM, FWM, SRS) qui se développent lors de la propagation du signal dans
la fibre.
Les travaux récents du C.N.E.T (Centre National d’Etudes en Télécommunications) sur la transmission
soliton montrent que l’on peut repousser cette limite (distance inter-amplificateur) à 1000 kilomètres. Un
soliton est une onde qui se propage sans déformation remarquable de sa forme ni variation de sa vitesse. Ce
phénomène a été remarqué pour la première fois sous la forme d’une vague dans un canal, mais il existe
dans de nombreux domaines, dont la lumière.
CWDM Versus DWDM
Nombre de
lambdas
protégés
Espacement Refroidissement
nécessaire
Application
DWDM 32 100-200 GHz Oui Bande passante nécessaire
supérieure à 16 lambdas ou distance >
à 80 kms
CWDM 16 2 500 GHz Non Bande passante nécessaire inférieure
à 16 lambdas et/ou distance < 80 kms
sans
