IPv6 – e Protocole ICMP – Le protocole ICMP (Internet Control Message Protocol) utilise l’encapsulation IP
et sert à la gestion de l’Internet Protocol (IP). La nouvelle version IP emploie le protocole ICMP de la même
manière que pour IPv4, avec quelques changements. Pour plus d’informations, se reporter aux documents
[IPv6-DISC] et [RFC-1191].
Le protocole ICMP est utilisé par les noeuds IPv6, pour faire un compte-rendu des erreurs rencontrées dans
le traitement des paquets, et pour assurer d’autres fonctions du monde Internet, telles que les diagnostics
(« ping »), la découverte de voisins, ou donner les membres multicast.
Les messages ICMP sont regroupés en deux catégories :
- Destination Unreachable,
- Packet Too Big,
- Time Exceeded,
- Parameter Problem.
Les autres messages:
- Echo,
- Echo Reply,
- Group Membership Query,
- Group Membership Report,
- Group Membership Termination,
- Advertisement,
- Solicitation.
Tous les messages ICMP IPv6 sont précédés par un en-tête IPv6 et des en-têtes d’extension (ou pas). L’entête
ICMP est identifié par une valeur de Next Header égale à 1, immédiatement dans l’en-tête précédent.
IPv6 – Le Routage – Le routage dans IPv6 est pratiquement identique au routage d’IPv4 sous CIDR à
l’exception des adresses qui passent d’une longueur de 32 bits pour IPv4 à 128 bits pour la nouvelle version
6 d’IP. Avec de très simples extensions, tous les algorithmes de routage (OSPF, RIP, IDRP, IS-IS, etc.)
peuvent être utilisés pour le routage IPv6.
IPv6 inclut aussi des extensions simples de routage qui lui confère une nouvelle fonctionnalité puissante.
Ces possibilités permettent :
- La sélection de l’opérateur (basée sur une politique, des performances, des coûts financiers, etc.)
- La mobilité des terminaux (routage jusqu’à la position courante du terminal)
- Auto-ré adressage (routage à une nouvelle adresse)
La nouvelle fonctionnalité de routage est obtenue par la création d’une séquence d’adresses IPng, en
employant l’option de routage IPng. L’option de routage est utilisée par un émetteur, et doit lister un ou
plusieurs noeuds intermédiaires (ou groupes topologiques) que doit franchir en chemin un paquet, pour
atteindre le destinataire. On peut retrouver une fonction similaire sur IPv4 en utilisant le champ option
(enregistrement de la route, perte de la source).
Pour le bon déroulement de cette fonctionnalité, les stations IPv6 qui reçoivent un paquet contenant la
séquence d’adresses doivent inverser la liste de ces dernières pour renvoyer un paquet à l’émetteur. Cette
approche a été prise pour faire des implémentations sur des stations IPv6, depuis le support de départ, du
traitement et de l’inversion des adresses déterminées par la source. C’est la solution pour permettre à ces
implémentations de travailler avec des stations qui intègrent de nouvelles caractéristiques comme la
sélection d’opérateur ou les adresses étendues.
La séquence d’adresse est désignée par une liste d’adresses individuelles séparées par des virgules. Par
exemple :
SRC, I1, I2, I3, DST (la première adresse est l’adresse source, et la dernière est l’adresse destination, et les
adresses du milieu sont des adresses intermédiaires).
Exemple : Les stations H1 et H2 veulent communiquer. Les deux sites de H1 et H2 sont tous les deux
connectés aux opérateurs P1 et P2. Enfin, un troisième opérateur sans fil, PR, est connecté aux deux autres
P1 et P2.
Le cas le plus simple (pas d’utilisation de liste d’adresses) a lieu lorsque H1 veut envoyer un paquet à H2
contenant les adresses : H1, H2
Quand H2 répondra, il devra inverser les adresses et construire un paquet contenant les adresses : H2, H1
Dans cet exemple n’importe quel opérateur peut être utilisé, et H1 et H2 ne peuvent pas diriger le trafic vers
un opérateur précisément.
Si H1 décide de mener une politique telle que toutes les communications à destination ou d’origine H2
doivent uniquement utiliser l’opérateur P1, ce premier construira un paquet contenant la séquence
d’adresses suivante : H1, P1, H2
Cela assure, lorsque H2 répondra à H1, que la route empruntée par le paquet passera par P1. La réponse
de H2 contiendra donc les adresses : H2, P1, H1
Si H1 devient mobile et prend pour opérateur PR, il peut maintenir une communication avec H2, en envoyant
des paquets qui contiennent la séquence d’adresses : H1, PR, P1, H2
La séquence d’adresses retournée par H2 sera donc : H2, P1, PR, H1
La facilité des séquences d’adresses d’IPv6 peut donc être utilisée pour de la sélection d’opérateur, pour la
mobilité, et pour le ré adressage.
