Mode de transmission – Une transmission de données, plus que tout autre transmission, devra se définir avant
tout par rapport au facteur temps. Aussi, quel que soit le type de modulation utilisé, elle devra toujours se référer
à un signal d’horloge qui indiquera à chaque équipement l’instant précis où il doit prendre en compte une
donnée.
Dans les transmissions en série, qui constituent l’immense majorité des transmissions de données, il faut
qu’émetteur et récepteur utilisent des horloges travaillant à la même cadence. Deux méthodes sont utilisées
pour cela:
Méthode asynchrone, l’horloge du récepteur est inactive au repos et est déclenchée au début puis stoppée à la
fin de chaque caractère par des bits de démarrage et de fin.
C’est pourquoi on la désigne aussi par l’expression de start stop. On dit également que l’on travaille en mode
caractère.
Méthode synchrone, émettrice et réceptrice sont calés sur le même rythme pendant la transmission, des
signaux d’horloge étant émis avant la transmission des données pour caler les deux horloges. On dit que l’on
travaille en mode bit.
En mode asynchrone, l’horloge du récepteur est arrêtée à l’état de repos entre deux caractères. Elle est activée
par le premier bit envoyé par l’émetteur. Ce bit est appelé le bit start. Elle rythme ensuite la réception des sept
ou huit bits suivants et éventuellement d’un bit de vérification dit de parité. L’horloge s’interrompt ensuite lors de
la réception d’un ou deux bits d’arrêt ou stop bit et attend le caractère suivant. Son principal avantage réside
dans son prix car il ne nécessite pas une électronique très complexe. Le mode asynchrone oblige à envoyer les
informations caractère par caractère et surtout perd 20 à 30% du débit total, sans parler des temps perdus entre
les caractères.
Les transmissions en mode synchrone sont nettement plus efficaces, puisqu’il n’est plus nécessaire d’ajouter
des bits au début et à la fin de chaque mot, et surtout il n’y a plus de temps perdu entre les mots. Le gros
avantage du mode synchrone est d’envoyer les données par blocs d’information, généralement fixes,
correspondant souvent à la taille d’un élément du terminal (par exemple le contenu d’un écran entier). Au début
de chaque bloc, on enverra deux mots (ou plus) de synchronisation, puis tous les autres mots du bloc seront
envoyés à la suite sans interruption ni séparateurs. En mode synchrone, l’unité de transmission n’est donc plus
le mot, mais un bloc de données logique que l’on appelle une trame.
