MPOA – Standard de l’ATM Forum (approuvé en juillet 1997). Il permet à une entreprise ou à un campus
universitaire de bénéficier des avantages de l’ATM (vitesse de commutation et garantie de qualité de service)
sans nécessiter de modification aux applications existantes. Ceci est un point de première importance car ces
applications ont souvent été l’objet d’investissements lourds et se révèlent toujours indispensables aujourd’hui.
D’autre part, MPOA permet de s’affranchir du goulot d’étranglement que constitue de plus en plus souvent le
routeur qui permet de passer d’un réseau local à un autre. En effet, les deux fonctions antinomiques d’un
routeur classique que sont le calcul de la meilleure route à suivre et la commutation des paquets IP sont, dans
une architecture MPOA, séparées l’une de l’autre et effectuées dans deux équipements différents et spécialisés:
le serveur de routes et le « edge device » ou équipement de périphérie, ce qui leur permet à chacun d’être
beaucoup plus efficace. Un système MPOA peut ainsi servir plusieurs milliers de PC ou stations de travail
raccordées en leur offrant des performances très supérieures à celles d’un routeur classique.
Le serveur de routes effectue le travail du calcul de la meilleure route à suivre en appliquant un protocole de
routage tel que RIP ou OSPF. Il est interrogé peu souvent et à bon escient par les équipements de périphérie.
Les équipements de périphérie effectuent une commutation Ethernet rapide, fondée sur un processus hardware,
de la même façon que les commutateurs du réseau de campus effectuent leur commutation ATM. Ils
conservent en mémoire cache les correspondances entre adresses ATM et adresses IP qu’ils ont demandées
au serveur de route et sont ainsi capables d’établir des circuits ATM directs appelés « short cuts » ou « raccourcis »
au travers du réseau ATM de campus, ce qui donne d’excellentes performances au système.
Enfin, MPOA permet d’établir des réseaux locaux virtuels ou VLANs qui permettent de regrouper les utilisateurs
selon la structure logique de leur entreprise ou de leur université et non plus selon leur position géographique
dans les différents bâtiments et étages comme c’est le cas dans un système à routeurs classiques. Les
restructurations, si fréquentes aujourd’hui, sont ainsi grandement simplifiées et la flexibilité de la structure des
réseaux permet de suivre parfaitement celle de l’organisation humaine.
