Multiplexage – Opération consistant à assembler des signaux issus de plusieurs sources distinctes en un seul
signal composite destiné à être transmis sur une voie de transmission commune.
Le Multiplexage est avant tout effectué par des équipements (les multiplexeurs) qui permettent de prendre en
charge sur une voie haute vitesse plusieurs voies basses vitesses simultanément. Pour augmenter la capacité
des grands réseaux sur fibre optique, il existe deux méthodes :
1 – accroître le débit du train numérique (155 Mbits/s, 622 Mbits/s, 2,5 Gbits/s, puis 10, puis 40) avec l’utilisation
du multiplexage temporel (TDM),
2 – faire passer plusieurs trains (canaux) dans la même fibre optique, chacun étant caractérisé par une longueur
d’onde. Cette seconde méthode se nomme le multiplexage en longueur d’onde ou WDM (Wavelength Division
Multiplexing) ou encore DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing).
Les télécommunications n’ont qu’une obsession, faire passer le maximum de signaux sur le minimum de
canaux. Pour y parvenir, le multiplexage est depuis longtemps une méthode favorite surtout depuis que les
progrès du numérique ont permis de l’appliquer aussi bien au transport de la voix qu’à celui des données.
Techniquement, le multiplexeur, ou « mux », assure une tâche de concentration – déconcentration. Elle consiste à
assembler des signaux émanant de plusieurs sources pour les transporter sur un seul canal, sous la forme d’un
signal composite. Le multiplexeur permet de concentrer sur une seule liaison le trafic d’un grand nombre de
canaux (terminaux) et donc d’additionner sur une voie à haut débit plusieurs voies à bas ou moyen débit. Trois
techniques cohabitent: le multiplexage en fréquence, le multiplexage temporel (TDM) et le multiplexage
statistique.
Le multiplexage en fréquence consiste à découper la Bande Passante d’un canal en plusieurs sous- bandes,
chacune étant affectée à une voie. Technique qui consiste à diviser la bande passante haut débit en autant de
sous-bandes qu’il y a de canaux ou de terminaux bas débit à raccorder. Dit « de fréquence », ce type de multiplexage
concerne la transmission des ondes de fréquence et donc les voies de type analogique. Cette
technique est peu utilisée aujourd’hui.
Le multiplexage temporel est au contraire une technique numérique. Elle consiste à imbriquer des bits ou des
octets, prélevés successivement sur les différentes voies à bas débit pour construire un train de bits ou de
caractères transmis sur la ligne à haut débit. Technique numérique qui a pour effet de diviser la bande
passante selon un cycle bien défini d’intervalles de temps. Il s’agit d’un multiplexage statique et égalitaire.
chaque terminal ayant son créneau de temps réservé, même s’il n’a rien à émettre. Bien entendu, dans le sens
inverse, le multiplexeur « démultiplexe » et restitue chaque bit à la ligne bas débit de son destinataire.
Dans le multiplexeur statistique, au contraire, le prélèvement des voies n’est plus forcément cyclique ou plutôt le
cycle de construction du train composite est modifié dynamiquement en permanence selon l’activité réelle des
différents terminaux. Technique numérique fondée sur le postulat que, statistiquement, certaines voies à bas
débit émettent des données plus souvent que d’autres, si bien que la liaison à haut débit peut avoir un débit
nominal inférieur à la somme des débits des voies de basse vitesse.
