NGN – Next Generation Networks ou New Generation Network – Evolution des réseaux de télécommunications
s’appuyant sur le protocole Internet. Autrement appelé effectivement Réseau Convergent Multiservice mais
c’est un peu un abus de traduction… En fait, il s’agit d’un concept assez vaste d’évolution des plates formes de
services de coeur de réseau destinées au routages des appels voix incluant dans un réseau global mais pas
forcément dans une même baie des équipements tels que les média gateway, les serveurs, le back bone
d’interconnexion des différents serveurs…
La grande évolutivité de ce concept autorise effectivement telle ou telle orientation en fonction des besoins,
chaque composante du système étant enfin dissociée.
- Les serveurs – Ils sont en charge de la gestion de la signalisation, du contrôle et du routage. Leur
dimensionnement est donc lié au type de trafic, pas vraiment au volume, ils ne sont pas chargé de la
commutation. C’est un peu « l’intelligence » du réseau, les contrôles IN se font sur cet équipement.
- Les Média Gateway – Ces équipements là ont 2 fonctions principales (simplifiées à l’extrême) = Convertir le
média et servir de passerelle entre les média. c’est aussi sur la média Gateway que se traite la commutation
(mais pas le routage). En fait, c’est là dessus que l’on connecte la voix en TDM (ligne fixes, interconnexion
opérateur, SS7…, les BSS (radio GSM 2G), l’ATM (pour la radio 3G) ou les baies d’abonnées pour raccorder
des abonnées du filaire. En fait, ces machines doivent être dimensionnées aussi en fonction des besoins de
connexion et du volume de trafic à traiter. On peut bien sûr les utiliser aussi pour de la VOiP, mais je ne l’ai
jamais fait… j’ai fait le reste
- Le back bone d’interconnexion – IP – Il faut y distinguer les liens utilisés pour le trafic de signalisation
(SIGTRAN) et les liens d’interconnexion utilisés pour le trafic voix et « user », on parle plus précisément de
contrôle plane et de user plane. le back bone est lui aussi dimensionné en fonction des besoins, mais là on
tient compte des besoins liés au contrôle plane (donc du trafic de signalisation) et du trafic sur le user plane
(donc du volume d’appels à véhiculer simultanément en interconnexion média gateway).
C’est extrêmement simplifié comme présentation technique, je l’avoue. En fait, ce qui semble avoir motivé les
concepteurs, ce sont les séparations de fonctions de commutation des fonctions de signalisation, en apportant
une très forte souplesse de configuration. Il suffit de changer, modifier, updater la média Gateway pour traiter
une autre type de client sur le réseau voix, sans modifier les systèmes de signalisation, donc les tickets de
taxation, donc le billing… certains champs supplémentaires devront être pris en compte dans les tickets de
taxation. on peut dédier une média gateway à une fonction ou la mutualiser, on peut utiliser un seul serveur de
signalisation et lui ajouter plusieurs média Gateway, on peut déployer des média Gateway en Province mais
conserver les serveur de signalisation en région parisienne… etc etc… Le protocole majoritaire pour ceux que
cela intéresse est IMS en coeur de réseau NGN (a terme).
Les principaux concernés sont les opérateurs et les fournisseurs de service des opérateurs. Les principaux
avantages du concept n’apparaissent que dans des configurations « musclées » et/ou multi environnement. Il
s’agit d’une évolution des coeurs de réseau TDM vers l’IP. A terme, il est envisageable de voir apparaitre des
offres d’interconnexion entre plates forme VOiP en environnement SIP avec du NGN en environnement IMS,
mais ce n’est pas encore acquis, les porteurs des deux technologies étant assez éloignés :
- SIP = Cisco, Thomson, Avaya, Matra…
- IMS = Alcatel, Nortel, Ericsson,…
