(voir Frame-Relay) – Désigne un protocole de niveau 2 du modèle OSI. Comparable à X.25, il n’implique pas le contrôle de chaque paquet et se révèle donc plus rapide.
Le relais de trame est un service réseau en mode connecté, conforme à l’avis Q.922 de l’UIT-T, affecté au multiplexage de circuits virtuels du niveau 2 de l’OSI. La signalisation est assurée par un canal sémaphore.
Elle permet d’établir un service de liaison virtuelle entre la source et le destinataire, liaison qui peut être un circuit permanent, commuté, ou établie pour de la bande passante à la demande.
Le but d’une commutation au niveau de la liaison, qui se décline en commutation de trames et Relais de Trames, est d’améliorer en performance la commutation de paquets, en simplifiant le nombre de niveaux de l’architecture à prendre en compte. En reportant la commutation au niveau 2 de l’architecture, on simplifie considérablement le travail des noeuds. En effet, dans les commutations de paquets, on attend de recevoir correctement une trame, avec des retransmissions potentielles, puis on travaille sur le paquet. Un acquittement est envoyé vers le noeud précédent et on garde une copie tant que le noeud suivant n’a pas fait parvenir un acquittement positif. Un autre avantage du Relais de Trames est l’introduction d’une signalisation séparée du transport de données. La mise en place de la connexion de niveau 2 s’effectuera par une connexion logique différente de celle de l’utilisateur. Les noeuds intermédiaires n’ont donc pas à se préoccuper de maintenir cette connexion. Les contrôles d’erreurs et de flux sont reportés aux extrémités de la connexion. La simplification du travail effectué par les noeuds intermédiaires est très importante. La principale recommandation technique se trouve dans le document Q922 que l’on retrouve aussi dans la recommandation I.441. Cette
recommandation limite à 2Mbits/s cette technique de relayage. Dans les faits, rien n’empêche d’aller beaucoup plus vite. Cette limitation peut s’expliquer par un manque de vue à long terme concernant cette technique. En effet, la technique de transfert à terme est l’ATM (Asynchronous Transfer Mode) et le Relais de Trames n’est vu que comme une étape transitoire capable de combler un trou de quelques années entre la commutation de paquets et la commutation de cellules. Dans la commutation de trames, il s’agit de transporter des trames d’un bout à l’autre du réseau sans avoir à remonter au niveau paquet. Pour cela, il faut utiliser un protocole de liaison suffisamment puissant pour posséder un adressage multipoint, un adressage de niveau réseau et les fonctionnalités remplies par la couche réseau. De plus, les fonctions du niveau 2 doivent être prises en compte. Le taux d’erreurs en ligne a été très fortement diminué durant ces dernières années, devenant acceptable puisque négligeable. Cette dernière propriété sera utilisée dans le Relais de Trames qui n’est autre qu’une simplification supplémentaire des services rendus aux noeuds intermédiaires.
La norme, qui a été retenue dans la commutation de trames, est la même que celle rencontrée sur les canaux D du RNIS : Le LAP-D. Cette recommandation respecte les fonctionnalités demandées par le modèle de référence ; on y trouve, en particulier, la détection et la correction des erreurs. Dans la commutation de trames et dans le Relais de Trames, il est nécessaire de retrouver les grandes fonctionnalités du niveau 3 reportées dans le niveau 2 telles que l’adressage, le routage et le contrôle de flux. On utilise l’adressage du niveau trame pour effectuer le routage sans avoir à remonter au niveau 3 comme le préconise le modèle de référence. Cet adressage ne correspond plus à une norme internationale :
c’est l’adressage que l’on pourrait qualifier de privé. En ce qui concerne le routage, il est lié à l’adressage et de nombreux algorithmes peuvent être utilisés.
Enfin, le contrôle de flux peut utiliser les trames RNR (Receiver Not Ready) qui permet d’arrêter le flux à la demande du récepteur.
