Dans les réseaux télécoms, la transmission est optique = on envoie des impulsions lumineuses chargées de l’information dans des fibres optiques. Mais la commutation reste électrique : à chaque noeud du réseau, la lumière est convertie en signaux électriques, ensuite commutés, puis de nouveau transformés en lumière. D’où l’idée de ne plus passer par cette phase optique/électrique/optique, et de commuter directement les faisceaux lumineux. C’est ce qu’on appelle des commutateurs photoniques.
Deux types de commutations en cours d’élaboration :
- la commutation par micro-miroirs MEMS (Mirror Electromechanical Switch). Grâce à la commutation optique, les rayons lumineux sont directement aiguillés vers leur destination au lieu d’être transformés en courant électrique pour emprunter des commutateurs classiques. Le coeur de celui-ci est composé d’une batterie de micro miroirs (un par longueur d’onde). Ils sont si petits que cent d’entre eux tiendraient sur une tête d’épingle. Ils sont motorisés par un dispositif électromécanique et travaillent à la vitesse de la nanoseconde. Lorsqu’un rayon lumineux frappe un miroir, celui-ci le renvoie vers le port d’entrée s’il ne doit pas être commuté ou le dévie par le micro miroir vers un port de sortie s’il doit l’être. Le développement de fonctions tout optique, telles que la conversion et la régénération de longueur d-onde sont en cours.
- la commutation par matrice « bulles « . Chez Agilent, on construit une matrice de guides de lumière dans laquelle on injecte les faisceaux lumineux. La commutation s’effectue en fonction de la présence ou non d’une bulle (comme dans les imprimantes à jet d’encre) au point de croisement entre une entrée et une sortie de la matrice : s’il n’y a pas de bulle, la lumière passe tout droit, s’il y a une bulle, elle est réfléchie vers la sortie correspondant à ce point de croisement. Le système est capable de produire et d’effacer des centaines de bulles par seconde sachant que la matrice compte 32 entrées et 32 sorties.
