On a d’abord cherché à transporter le signal tel qu’il est émis, c’est à dire dans le cas de la téléphonie en analogique. Le téléphone, la radio, la télévision continuent à utiliser majoritairement, dans le monde, des supports de transmission analogiques, qu’il s’agisse de fils de cuivre ou de l’atmosphère pour les transmissions dites hertziennes. Les seules transformations que l’on fait subir au signal sont des transformations analogiques: amplification du signal pour le régénérer car il a tendance à s’affaiblir avec l’augmentation des distances et surtout conversion analogique, comme celle qui transforme dans un microphone les vibrations d’une membrane, au contact des vibrations sonores de l’air, en oscillations d’un signal électrique (ou l’inverse dans une enceinte acoustique). Dans le monde des télécommunications analogiques, on cherche donc surtout à transporter sans altération le signal émis par l’émetteur. Ceci n’est pas simple car les supports de transmission ne laissent pas passer toutes les fréquences provoquant ainsi un appauvrissement du signal (ex: différence entre une voix au téléphone et la
même voix en direct). De plus l’électronique analogique est sensible à des bruits parasites et génère elle même ses bruits de fond.
